Non, les habitants du 48, rue de la République à Saint-Denis ne sont pas oubliés


Au sens juridique du terme, les habitants du 48, rue de la République à Saint-Denis ne sont pas des victimes de terrorisme.

 

Ce sont néanmoins des personnes qui ont subi des blessures physiques et psychologiques graves du fait de l’intervention des forces de sécurité pour neutraliser les terroristes responsables des attentats du 13 novembre 2015.

Certaines de ces personnes sont encore en état de choc post-traumatique, beaucoup ont perdu leur bien : à ce titre, ce sont desvictimes collatérales de la lutte antiterroriste. La responsabilité sans faute de l’Etat est donc engagée.

 

Je considère que l’Etat a un devoir d’humanité envers ces personnes, un devoir moral qui nous a conduit à les aider.

 

Quinze jours après ma nomination en février dernier, je les ai donc reçues au Ministère ; mon équipe s’est ensuite entretenue à de nombreuses reprises avec eux.

 

Nous avons fait en sorte que ces personnes puissent :

être relogées :  sur 88 sinistrés, dont 24 enfants, 51 ont été relogés de manière pérenne et 37 sont encore hébergées dans des hôtels ou résidences sociales ;

obtenir des titres de séjour (pour 21 des 24 habitants en situation irrégulière) ;

voir l’ensemble de leurs préjudices, qu’ils soient matériel, moral ou corporel, indemnisé.

être accompagnées psychologiquement.

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